Corée du SudFrench Korean Chamber of Commerce and Industry

Corée du Sud

Les premières études

Les premières études de langue coréenne

À leur arrivée en Corée, les missionnaires devaient immédiatement se familiariser avec la langue. Ils furent donc les premiers occidentaux à apprendre et analyser le coréen. On leur doit, en 1869, le premier dictionnaire français-coréen, un ouvrage qui, malheureusement, ne verra jamais le jour en édition typographique.

En 1880, le premier dictionnaire coréen-français, composé par Mgr Ridel et ses missionnaires, est imprimé à Yokohama. L’année suivante c’est au tour de la première grammaire coréenne en français. Ces deux ouvrages représentent une œuvre tout à fait exceptionnelle. D’ailleurs, à l’époque, les Anglais et les Allemands avaient, semble-t-il, proposé d’acheter les manuscrits à Mgr Ridel pour les publier dans leur langue respective. Par patriotisme, dit-on, le missionnaire français refusa.

 

L’étude de la flore coréenne

À son arrivée en Corée, en 1856, Jean-Antoine Pourthié est un jeune prêtre très studieux. Rigoureux jusqu’à sa mort – il fut martyrisé en 1866 – il prendra de nombreuses notes sur la botanique, la géologie et la zoologie du pays. De ses travaux, il ne subsiste que quelques lettres adressées au Musée d’Histoire Naturelle. Dans celles-ci, il fait largement état de la richesse de la faune et de la flore coréenne.

Soixante ans plus tard, le père Emile Taquet s’installe à Mokpo, au sud-ouest de la péninsule. Il y a la charge des nombreuses îles de la région, dont celle de Jeju. À l’image du père Pourthié, le père Taquet est un grand passionné de botanique. « Du ruisseau au pic le plus élevé de la montagne, on peut compter plus de deux lieues et tout cet espace est occupé par une végétation des plus luxuriantes, écrit-il dans l’une de ses lettres. Quelles riches collections de plantes ne pourrais-je faire dans ces promenades ! »

Il s’y attelle dès qu’il en a le temps. Ainsi, lors de ses voyages, il collectionne des plantes qu'il étudie puis envoie à des musées européens. Progressivement, il se taille une réputation de fin botaniste, si bien qu’aujourd’hui encore, plusieurs plantes typiquement coréennes portent son nom (Dryopteris Taqueti, Rosa Taqueti, Diplazium Taquet).

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