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« Pour devenir artiste, il est nécessaire d’apprendre le français et de venir à Paris » : hommage à Kim Tschang-yeul, le « peintre de la goutte d’eau »

« Pour devenir artiste, il est nécessaire d’apprendre le français et de venir à Paris » : hommage à Kim Tschang-yeul, le « peintre de la goutte d’eau »

L'artiste Tschang-yeul, maître de l'art abstrait coréen, largement connu sous le nom de « peintre de la goutte d’eau », est décédé le 5 janvier.

Le travail du peintre, en particulier celles sur des gouttelettes d'eau brillantes, entre ultra réalisme et abstraction, a acquis une renommée mondiale et a marqué le monde de l'art contemporain coréen.

Il naît le 24 décembre 1929 à Maengsan, dans la province aujourd’hui nord-coréenne de Pyongan, alors sous occupation japonaise. A l’âge de 16 ans, il rejoint le sud en franchissant clandestinement la ligne de démarcation pour étudier la peinture à l’institut de Seongbuk, dirigé par l'artiste Lee Quede. Après la Guerre de Corée, et marqué par ses horreurs, il reprend ses études d’art et commence à se faire connaître à l’international. Il a notamment fondé l’« Association of Contemporary Artists » en Corée en 1957 avec Seo-Bo Park, In-Doo Ha et Chang-seop Jung, dirigeant alors le mouvement artistique radical informel (art abstrait européen d'après-guerre mettant l'accent sur l'improvisation et l'expression passionnée).

En 1965, il s'installe à New York, aux États-Unis, pour se spécialiser dans les techniques d’impression mais peine à s’adapter à la société de surconsommation qui atteint également le monde de l’art à travers par exemple le mouvement du pop art.

En 1970 il quitte donc New York pour Paris, ses professeurs lui conseillant alors que « pour devenir artiste, il était nécessaire d’apprendre le français et de venir à Paris ». C’est en région parisienne, à Palaiseau, que l’artiste crée alors ses premières gouttes d’eau, qui lui feront accéder à une renommée mondiale qu’il déclinera jusqu’à la fin de sa vie sur tous les formats avec une maitrise technique impressionnante. Un motif obsessionnel vital qui lui fait échapper à lui-même et au traumatisme de la guerre selon les dires de l'artiste.

Kim Tschang-yeul a été nommé chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres par le gouvernement français en 1996 en reconnaissance de son rôle dans le développement des relations culturelles franco-coréennes. Paris lui a d’ailleurs consacré une rétrospective au Jeu de paume en 2004.

Il a également remporté l'ordre du mérite culturel Eungwan du gouvernement sud-coréen en 2013, et en 2016 un musée a été inauguré en son nom sur l’île de Jeju, où sont enterrées ses cendres.

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